L'évolution du néant 2

L'évolution du néant 2
Continuons d'un point de vue physique l'article sur l'évolution du néant.

Ardent lecteur de Sciences ou Sciences et Vie quand la flemme me touche (Sciences étant en anglais, il faut se concentrer et sur la langue et sur la physique.. dur pour un petit cerveau comme le mien), j'y ai lu récemment (il y a deux ans déjà) un article intéressant : l'existence des choses.

L'article, se basant sur des réalités expérimentales posait la question suivante : les choses n'existent-elles pas seulement parce qu'on les fait exister ?

L'idée vient du fait que dans les accélérateurs de particules, on ne puisse savoir une chose que si on observe celle-ci et rien d'autre.
Par exemple, on ne pourrait connaitre à la fois la position et la vitesse d'une particule ; nous devons choisir ce que l'on veut savoir, et dans ce cas nous pourrons le savoir.
(C'est le principe d'indétermination de Heidegger)
On fait donc exister la vitesse (ou la position) seulement parce que s'y intéresse. La particule existe (de par ses propriétés) seulement parce que l'on s'intéresse à elle.

Ce phénomène est encore plus impressionnant dans le cas du chat de Schrödinger :
Un chat est enfermé dans une cage imperméable. On ne peut voir ce qu'il se passe à l'intérieur.
Un canon est dirigé vers le chat. Celui-ci envoie une fois sur deux une particule mortelle, de façon complètement aléatoire (l'aléatoire est la base de la physique quantique.).

On ne pourra savoir si le chat est mort ou non, qu'en ouvrant la boite. Tant que la boite n'est pas ouverte, on considère le chat comme à moitié mort et à moitié vivant.
(L'expérience, résumée ici de façon très simplifiée peut se trouver de façon plus précise sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger)

Tant que la cage n'est pas ouverte, on ne saura pas ce qu'il en est.
Encore une fois, c'est par la volonté de connaitre, que l'on fera vivre ou mourir le chat.


Alors maintenant posons nous la question : si le monde entier fonctionne sur le principe de « vouloir savoir fait exister », la question se pose : qu'est ce qui est réel ? En extrapolant : Qu'est ce qui est futile ? Qu'est qui est nécessaire ?

Le but de l'humanité, tant décrit par beaucoup de philosophe, existe-t-il seulement ? Peut on imaginer que ces surhommes, qui avaient compris que l'humanité avait peut être aucun but, ont imaginé quelque chose (l'atteinte de la Vérité, la Liberté ...) qu'ils ont réussi à faire divulguer et croire, en vue de faire continuer la grande histoire de l'Homme ?

Peut-on se dire que quelques esprits supérieurs continuent à entretenir le rite, de peur que l'humanité s'auto-suicide si elle apprenait qu'elle ne va nulle part ?
A-t-on besoin de savoir où l'on va ?
A-t-on besoin d'avoir une raison supérieure à notre conduite ?
A-t-on besoin de croire en quelque chose ?
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# Posté le dimanche 09 novembre 2008 07:38

théâtre

théâtre
Parce que la création sans confrontation est masturbation inutile des méninges ... je vous livre un peu plus de moi par ce texte : (bancal et maladroit ...)


Narrateur : Tout commença un jour, rien de très surprenant
Vous me dites déjà, sans même écouter plus
Pourtant vous devriez, faux vieux méprisants !
Car en cela mon cont(e) sort de vos m½urs et us.
Certes l'intrigue sembl(e) d'une banalité
A vous faire dormir sitôt qu'elle est connue
Pourtant je vous conjur(e), jusqu'à la fin, restez,
Vous me direz alors ce qui vous a déplu
L'histoire commence un beau matin d'avril
Et plus précisément, on était le premier
Mais en cette année la, point de poissons fébriles
Nous n'avions qu'un meurtre et donc qu'un meurtrier.
Au levé du rideau, vous serez transporté
Dans un monde connu, j'ai nommé une gare
Mais qui voilà venir ? comme deux citrons pressés
Nos deux premiers héros : oo ils semblent en retard !
(sort précipitamment ...)


Henri : (il entre, en courant presque, regarde son billet, le panneau, le billet, le panneau ... il semble énervé, très énervé).

Soit trop tôt, soit trop tard ! Quoi qu'il soit rien ne va !
Ces trains, ces TGV, y'a toujours un pépin !
C'est pourtant pas bien dur d'm'éviter ces tracas !
Il suffit d'être a l'heure ! Et voilà c'est tout ! Point !
(il sort.)

Sophie :
Eh bien ! Encore une fois, je crois qu'il est parti !
Il (n'y a) donc pas moyen, d'avoir ce foutu train !
Je dois donc patienter et prendre le prochain
L'inter cités qui fait ... Lyon-sud Annecy
En s'arrêtant bien sur, à toutes les pseudo-gares !
Depuis paumés les prés jusqu'à Clair les nuls parts !

(Imite la voix du chauffeur :)

Attention les moutons, fermeture des portes !
Nous rapp'lons aux cochons qu'il vous faut un ticket !
Saint Vache les cailloux, deux minutes d'arrêts !

(elle craque et crie :)

Putain de train de merde ! Que le diable l'emporte !

(s'avance vers un guichet de gare)

Bonjour, aller simple pour Annecy j'vous prie

Henri :
Pareil pour moi, merci.

(se tourne et reconnaît Sophie)

Tiens ?
Sophie : Oh ?
Henri : Sophie ?
Sophie : Henri ?
Sophie: Qu'est ce que tu fous là ?
Henri : Je prenais l'avion
Ca ne se voit donc pas ? Quoi d'autre dans une gare ?
Sophie : Airbus dans la gare ? Voilà bien un fait rare ...
Plus sérieusement, tu vas à la réunion (réunion en 2)
Henri : Sinon je ne serais, dans ce joli lieu
Avec pour toutes vues, le beau bleu de tes yeux
Sophie : Et comme moi même, tu as raté ton train
T'obligeant de la sort(e), à prendre le prochain
L'enfer certes roulant, mais combien ennuyant ...
Henri : Qui par sa vitesse, nous permet d'admirer
Selon nos volontés, les champs avoisinants
Les chemins de forêts, ou les villes paumées
Sophie (se calmant de l'euphorie, blasée): Le bonheur incarnée
Henri (même ton) : ou l'enfer déguisé ...

Speaker : Le train pour Annecy est avancé voie B
Assurez-vous d'avoir composté vos billets

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 14:23

Evolution du néant

On a souvent pensé que l'histoire avait une finalité, que nous approcherons un jour de la Vérité, que l'humanité se résout à l'évolution et rien d'autre.

Mais la crise actuelle et surtout les découvertes physiques de ce siècle nous reposent la question : l'Histoire évolue-t-elle vers quelque chose ? et si oui, quoi ?

Commençons par le plus médiatisé : la crise économique.
Tout commence il y a bien longtemps, avec Marx, qui comprenant que les moyens de production ne pourront plus jamais se satisfaire de fortunes personnelles, mais bien de réunions de fortunes, jettent les bases de la société de Capital.
Nous ne parlons pas de capitalisme, qui est la société (humaine) qui se fixe sur cette société économique, mais bien d'économie pure.

Une usine, ou plus généralement toute entité morale voulant produire ou créer de la richesse, se voit financer dans cette société, par des capitaux privés. On appelle cela le capital de l'entreprise.
Celui ci est divisé en petites sommes, ce sont les fameuses actions.
Je ne veux pas métaler sur les systèmes de la bourse, qui ne sont que pures spéculations, et qui ne font donc pas avancer le débat mais qui sont bien le résultat de la crise.

Cette crise nait dans l'absence de confiance. Or la société de capital se base sur la confiance, sans celle ci, la société capitaliste meurt.

Comment cela se passe-t-il ?
Vous voulez créer une entreprise, vous demandez des fonds à des gens que vous ne connaissez pas, qui vous demandent en contre partie du résultat, et donc un pourcentage sur ce résultat.
Ils vous font confiance : vous allez gagner de l'argent, et pouvoir de là, leur en redonner. Vous leur faites confiance : ils ne vont pas du jour au lendemain vous redemander l'argent de départ.
Ajoutez à cela des employés qui veulent aussi des sous, et qui dans ces temps difficiles ont toujours peurs pour leur emplois.

Si un employé a peur, il travaillera mal ou gardera des choses pour lui, pour posséder une monnaie d'échange. Il devient un poids pour l'entreprise. Elle ne peut plus avoir confiance en lui, et lui, plus en elle.

Si le patron a peur de ses employés, et qu'en plus les actionnaires (financeurs) lui demandent des résultats, il est pris entre deux feux, cachera la vérité aux employés et aux actionnaires.
Plus personne ne lui fera confiance.

Si les actionnaires n'ont pas confiance dans le manager, ou chef, ils revendront leurs actions, et celle ci baissant, les nouveaux acquéreurs ne voudront plus réinvestir dans une entreprise en baisse.
L'entreprise ne s'agrandit plus, stagne, et tout ce qui stagne dans nos sociétés, est voué à mourir.

L'entreprise meurt par faute de confiance.


La question qui revient est donc celle de la confiance. Et c'est sur ce point que je veux revenir : pouvons nous faire confiance ?

Peut on mettre notre destin dans les mains de gens qu'on ne connait pas ?
La production dépersonnalisée est elle une solution ?
(l'employé qui produit ne verra jamais le produit fini, ne verra pas l'argent de la vente, il est dépossédé du produit qu'il a lui même crée ... aliénation disait Marx.)

Doit on réellement vouloir la mondialisation alors que nous avons peur de notre voisin ? Doit on croire que les financements étrangers sont mieux que la réunion spontanée des talents ?
Oui, je reparle de manière anarchiste.
Mais le capitalisme se meurt en ce moment, le communisme n'a pas résisté ... que restera-t-il demain ?






D'un point de vue biologique :
Je ne suis pas un expert, mais l'armée des 7 singes se basent sur une certaine réalité physique : si un virus virulent apparait aujourd'hui, plus personnes n'est à l'abri.
A cause de la mondialisation, un virus apparaissant à un point du globe, ne mettra que 24 heures à atteindre un autre point quelque soit la distance, pouvant détruire le monde d'un seul coup, anéantissant l'humanité en un coup.

L'auto-sauvegarde de l'espèce humaine voudrait que les peuples n'aient pas de contacts entre eux, ce qui serait logique. Si un peuple est décimé pour des raisons x (guerres, virus, intempéries ...) le peuple de l'île d'à coté, ou plutôt le continent, pourrait continuer à vivre comme si de rien n'était.

Vous me dites déjà que l'anti mondialisation est un frein à la connaissance.
Je vais répondre simplement : le frein à la connaissance, c'est la mondialisation du savoir.
A tous penser pareil, nous ne créons plus, nous copions, ou même si nous créons, c'est à partir d'un même savoir, d'une même base. La création pure n'existe plus vraiment.
L'art des incas et des égyptiens n'ont rien à voir pour la simple raison qu'ils ne partageaient rien de commun.

L'anti-mondialisation comme solution de la sauvegarde humaine ?

A chacun ses arguments ...



Et alors : quelle évolution pour notre société et pour l'Histoire ?

peut être aucune ...
# Posté le mardi 07 octobre 2008 15:02

Peut on chercher la plénitude dans la mort ?

Peut on chercher la plénitude dans la mort ?
Les désillusions en amour, les questions actuelles que doit se poser mon meilleur ami, les questions qu'il m'a fait poser, les livres, les poèmes, les films, les BDs, les chansons, en un mot : tout, tout nous envoie à se poser la question : qu'est ce que l'amour ?

Et surtout : qu'est ce que l'amour idéal ?

Après avoir été des plus optimistes, à parler de l'amour comme plus bel objectif qu'un homme puisse avoir. Après avoir été réaliste, à se dire que l'amour c'est moitié concession, moitié habitude et le reste en bonheur.
Après s'être dit que l'amour d'une soirée était le seul viable,

La question se pose : peut on aimer une personne morte ?

On pourrait parler d'idolâtrie : il n'en est rien.
Là où l'idolâtrie imagine l'autre, aimer une personne morte, que l'on a connu et aimer (tout de même pas aimer comme ça, seulement parce qu'elle est morte), permet d'aimer un être fixe, sans changement, qui a une finalité abouti : celle des derniers moments de sa vie.
On a alors ce fameux phare qui ne changera plus jamais de place : un but.

En effet, si de par sa finalité, la personne avait un but, mêlé à notre propre finalité, à nos propres buts, nous aurons enfin trouver un phare qui ne jamais s'éteindra.
Car il n'est pire chose dans la vie que de se battre pour une chose qui ne cesse de varier.
Battez vous aujourd'hui pour la liberté à travers un mouvement quelconque, vous pouvez être sûr que demain ce combat aura dévier d'une direction, certes infime, mais le phare ne sera plus là où vous aviez posé.

Le mort, par définition, ne change pas. Et c'est ce qu'il a de plus beau à mes yeux : une statique qui en fait un repère intemporel et sûr. Vous pouvez être sur que si vous le suivez, demain il n'aura pas changer de point de vue.

Il permet aussi de s'auto-juger, de s'évaluer, de comprendre, et c'est là le plus intéressant de la théorie, que c'est nous aussi qui changeons, même si on ne s'en rend pas compte !
Le jour où nos points de vue ne serons plus les mêmes que le mort, alors on pourra dire que nous ne sommes plus le même, que nous le vivant, nous avons évoluer.

Et c'est la leçon d'humanité forte : seul les vivants peuvent faire bouger la terre !
(quoi ? c'est en contradiction avec le début ?? pas tant que ça ...)

Mais alors ... pourquoi aimer le mort si c'est le vivant qui évolue ?
Parce que, contrairement à l'autre vivant qui vous regarde et qui adapte chaque jour son jugement, le mort ne vous jugera jamais, il ne vous dira jamais qu'il ne vous aimes plus ... il sera toujours gentil avec vous ...

IEt à la fois, il sera absent me direz vous ...

Plus de contacts, plus rien ...

Pas si vrai : bien que les romantiques ne voudront pas d'autres amours, les autres pourront toujours chercher chez les vivants, des personnes qui ont en parties des ressemblances avec l'être que vous avez aimé, et que vous aimez toujours.

Oui, cela s'appelle un idéal.
Cela marche aussi avec un ami/amour que vous ne voyez plus, ou que vous avez perdu.

Mais un ami perdu, n'est il pas un être mort à vos yeux ?


fond musical : demain dès l'aube (Victor hugo)


inspiration personnelle :

Le soleil peut briller, sa chaleur se répandre
Sur ce monde endormi qui est devenu mien
Et qui plus à jamais ne pourra être tien,
Plus rien ne changera, je ne peux me méprendre
Tu es parti un jour pour jamais revenir
Me tuant une fois, avant ma propre mort
Mais mon amour pour toi est autrement plus fort
Et ne pourrai mourir, ou bien même faiblir
Si loin que tu seras dans ce monde oublié
Je penserai à toi, je rêverai de toi
Et l'espoir de te voir au matin près de moi
Restera le souffle qui fera avancer
Ma vie et mon futur, en attendant ma fin.
Et* quand ce jour viendra, point de craintes point de peurs
Car je sais que la bas tu sauras m'accueillir
Et me faire oublier ces heures à me languir
Où, très loin de tes yeux, je reste près du c½ur.
# Posté le lundi 22 septembre 2008 17:04

A ceux qui meurent ...

A ceux qui meurent ...
"A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré"
(Léo Ferre)

Que restera-t-il de nous quand on sera mort ? Des poussières au vent, qui ne bougeront que si celui ci le veut bien. A jamais condamné dans notre immobilité.
Mais dans le c½ur des autres, serons nous encore là ? Et doit-on l'espérer ? La mort est-elle complète que si elle est vénérée ?
Mourrez braves gens ! car une fois mort, plus personnes n'osera dire de mal sur vos actes passés ! Votre mort vous protègera, vous endolera , comme cet enfant naïf à qui on excuse ses fautes, pour la simple raison qui est innocent, inconscient, aussi, peut être. Mais vous; l'étiez vous, quand vous êtes mort ? inconscient dans la mort ?
Non ! vous ne pourrez être pardonné de vos fautes pour la simple raison que vous êtes morts. Ce serait donné raison à l'abandon, à la décrépitude de l'âme, à la non finalité ! Je ne dis pas que vous serez pour autant jugé par un Juge quelconque, loin de moi cette idée.
Vous ne devrez recevoir selon moi que le simple respect qu'on vous devez vivants, pas plus pas moins. Car même mort vous restez le prolongement de votre être, un être figé, certes, mais qui avez des principes et des volontés que la mort ne saurez changer.

Doit on être triste d'une mort ? Oui ...
la mort comme rupture de relation, la mort comme vol d'une relation non finie, comme atteinte à une amitié.
Mais l'estime d'une personne ne tient elle pas dans ce même fait, qu'elle doive irrémédiablement mourir un jour ? Si on pouvait être immortel, l'amitié au sens où on le conçoit n'existerait pas, on aimerait, certes, mais pas avec cette certitude que tout doit finir un jour. C'est écrit, si on est voué à mourir, alors on est voué à chercher de comprendre ce qui nous entoure, à aimer ce qui nous entoure par le simple fait qu'un jour on devra le quitter. C'est de l'éphémère que semble naitre l'amour. Pour la raison que tout peut s'arrêter sans raisons, on doit apprendre à s'accrocher à ce qui est, pour ne pas tomber sans avoir rien connu ...

Avant de mourir, sachez, vous qui lisez ces lignes, que je vous aime.
# Posté le lundi 21 janvier 2008 14:55